
Après la proclamation de l’indépendance des anciennes colonies françaises d’Afrique, des réseaux politiques et économiques ont assuré la continuité du pillage du continent africain, au profit notamment des hommes de pouvoir en France, en plaçant des dictateurs corrompus à la tête des États nouvellement indépendants. 50 ans après, et malgré les discours de rupture, la Françafrique est toujours d’actualité...
Le parcours de celui qui se présentait dans sa jeunesse comme « communiste et Rastignac », affirmant que ce mélange était « étonnamment efficace », nous a prouvé qu’il avait raison. Le héros ultra-médiatique de l’humanitaire est devenu avec son accession au ministère des Affaires Étrangères un rouage essentiel de la Françafrique actuelle. Il reconnaît d’ailleurs la « contradiction permanente entre les droits de l’Homme et la politique étrangère d’un État, même en France ». Surtout en France, non ?...
La carrière humanitaro-politico-médiatique du French Doctor démarre au Biafra où il se distingue en sortant de la réserve imposée par la Croix-Rouge, reprenant le terme injustifié de« génocide », lâché aux médias par les services secrets français afin de poursuivre leurs livraisons d’armes et ainsi d’alimenter ce conflit. Mais le docteur Kouchner ne sera pas échaudé par cette grave maladresse : Il réitérera ainsi l’usage excessif du mot à propos du Kurdistan, du Liban, ou encore du Darfour, ouvrant la voie aux actions irresponsables de l’Arche de Zoé.
Addict de l’attention médiatique, il rompra avec Médecins Sans Frontières, qu’il avait contribué à fonder, sur la question de l’anonymat et du devoir de réserve, auquel il oppose son « devoir d’ingérence ». Il connaitra par la suite son apogée médiatique à l’occasion de la famine en Somalie, posant à l’envi avec un sac de riz sur l’épaule.
En parallèle, sa carrière politique s’accélère et il participera à la quasi-totalité des gouvernements socialistes entre 1988 et 2002. Malgré ses orientations fluctuantes, il ne pourra éviter quelques périodes de vaches maigres en politique. Il saura cependant les occuper avantageusement grâce à son travail de consultant pour Total, qu’il disculpera des accusations pourtant fondées de travail forcé en Birmanie, mais également pour les dictateurs Omar Bongo et Sassou Nguesso, pour lesquels il réalisera de juteux rapports sur le système de santé. S’il dit n’en retirer que de la fierté, les gabonais et les congolais n’ont guère vu leur système de soins s’améliorer. Le compte en banque de Kouchner doit en revanche être en pleine santé.
Dernier épisode en date, son ralliement peu surprenant à la Sarkozie comme sous-traitant d’une Françafrique qu’il qualifie de « communauté sentimentale ». Touchant...
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