
Après la proclamation de l’indépendance des anciennes colonies françaises d’Afrique, des réseaux politiques et économiques ont assuré la continuité du pillage du continent africain, au profit notamment des hommes de pouvoir en France, en plaçant des dictateurs corrompus à la tête des États nouvellement indépendants. 50 ans après, et malgré les discours de rupture, la Françafrique est toujours d’actualité...
Ancien disciple de Charles Pasqua dans les Hauts-de-Seine, Patrick Balkany y a été plusieurs fois vice-président du Conseil Général, maire de Levallois-Perret, député à l’Assemblée Nationale. Il est aujourd’hui membre de la Commission des Affaires Etrangères à l’Assemblée et vice-président des groupes d’amitié avec la RDC et le Tchad.
Il est surtout connu en France pour les casseroles judiciaires qu’il traîne : condamnation à de la prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêts. Mais Patrick Balkany est aussi l’un des émissaires officieux de la Françafrique.
En juillet 2007 il accompagne Nicolas Sarkozy dans son voyage en Libye et au Gabon. En octobre 2007, il entreprend seul une tournée africaine, du Congo-Brazzaville à la République Centrafricaine, en passant par la RDC, pour jouer les entremetteurs pour Areva.
Depuis 2008, il participe à la légitimation du putsch d’Abdel Aziz en Mauritanie, allant jusqu’à le rencontrer à Paris un mois avant sa vrai-fausse élection de juillet 2009. Ce n’est pas le seul putchiste de son carnet d’adresses : selon lui, la candidature à l’élection présidentielle de Moussa Dadis Camara, chef de la junte guinéenne, ne posait « pas de problèmes », le considérant comme « un citoyen guinéen comme les autres ». Un mois et 150 morts plus tard suite à la répression sanglante d’une manifestation pacifiste, Patrick Balkany est-il toujours de cet avis ?
L’expression sibylline deRobert Bourgi définit parfaitement le rôle de Patrick Balkany en Afrique : « il n’est pas en mission, mais il est l’ami du Président. »
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